Q1 : Caroll Blanc bonjour, il y a 20 ans vous partiez représenter la Nouvelle-Calédonie au concours de Miss France. Pouvez-vous nous raconter cette belle aventure ?

Et oui 20 ans déjà ! Je suis partie en métropole afin de représenter la Nouvelle-Calédonie grâce au concours de deux personnes qui m’ont énormément apporté. Il me faut également remercier Monsieur Jacques Lafleur qui m’a beaucoup aidé financièrement durant cette année exceptionnelle.
Déjà au niveau du soutien moral avec celle qui était presque ma petite chaperonne, je veux parler de Madame Jacqueline SCHIMT, la présidente du syndicat d’initiative de Nouméa dans les années 80 et bien sûr il me faut remercier Monsieur Michel MONOT pour son énorme soutien financier.
Je suis donc partie vers la métropole où j’ai représenté la Nouvelle-Calédonie. Accueillie par le comité de Miss France, j’ai été logée au Méridien Montparnasse puis après l’élection logée par Madame LE BLANC qui à cette époque était la déléguée national du comité. J’ai passé un mois dans le luxe, les paillettes où tout était magique. La soirée de l’élection à été diffusée (c’était la deuxième fois) par FR3 au studio 3000 le 29 décembre 1988. Le maître de cérémonie était notre cher regretté Sacha DISTEL avec tant d’autres artistes comme Denise FABRE, Florent PAGNY, Jean-Luc LAHAYE, Alain SOUCHON qui étaient eux aussi présents à cette soirée. A la fin de cette élection il y a eu comme invitée d’honneur la première MISS MOSCOU à savoir Maria KALININA (une fille d’une extrême beauté). Pendant ce séjour nous avons toutes été choyées par le comité, adulées par les photographes, nous avions beaucoup de visites officielles, de photos à faire. La première fois que toutes les filles ont pris le bus pour aller faire un reportage photos, j’ai été surprise qu’il y ait des policiers en moto pour nous escorter. C’était géant mais par la suite nous avons compris pourquoi ils devaient se trouver près de nous…tant la foule était énorme et les gens très heureux (trop !) de nous rencontrer.
Cette expérience en France a continué par la suite en Nouvelle-Calédonie où j’ai eu pas mal de travail en photos, pub (j’ai représenté un an mon sponsor officiel jusqu’à devenir l’effigie de la société sur l’annuaire téléphonique). Ce sponsor a même organisé à mon retour de métropole un dîner rien que pour moi, il y avait 350 à 400 personnes (je ne cite pas ce sponsor car cette société existe toujours mais Monsieur Michel MONOT son représentant nous a quitté pour le pays des anges il y a quelques années).
Q2 : Quels sont vos plus beaux souvenirs de cette expérience et qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?
Sans aucun doute ma rencontre avec Madame de FONTENAY. C’est une femme dévouée, sincère d’une grande générosité mais surtout d’une très grande élégance. Et pour le reste, mes plus beaux souvenirs restent tous ces événements, ces rencontres qui ont énormément enrichi ma personnalité. C’est une grande expérience aussi qui m’a fait appréhender la vie et qui aujourd’hui continue à m’aider. Tout a été mémorable
Q3 : Pensez-vous qu’il y a une différence entre les candidates au titre de Miss Nouvelle-Calédonie aujourd’hui et celles des années 80 ?
Il me semble que nous étions un peu plus naïves. Nous avions par contre, comme elles, les mêmes espoirs et les mêmes rêves. Le rêve d’être Miss Nouvelle-Calédonie…. A notre époque l’élection de Miss Calédonie remportait un immense succès auprès des jeunes filles et auprès des calédoniens, c’était prestigieux. Et pendant notre règne il n’y avait pas un jour ou nous n’étions pas dans les médias et cela a beaucoup contribué à la notoriété des miss dans ces années 80.
Q4 : Si vous aviez 3 petits trucs de Miss à donner à nos candidates aujourd’hui pour qu’elles soient au top, que leur diriez-vous ?
Être miss c’est un cocktail de féminité, de grâce, de beauté, d’intelligence, de courage, de force et de caractère mais aussi et cela souvenez vous, en permanence «de la disponibilité » et sachez mesdemoiselles que devenir miss un jour c’est un rêve oui mais « MISS UN JOUR : C’EST ÊTRE MISS POUR TOUJOURS ». Une Miss doit garder une certaine image et cela au-delà des élections.
Q5 : Que pensez-vous de l’organisation actuelle de l’élection Miss Nouvelle-Calédonie ?
Je viens de rencontrer le comité et j’ai eu en face de moi des personnes d’une extrême gentillesse qui m’ont paru dévoués, professionnels, et surtout une envie de faire de cette élection de Miss Nouvelle-Calédonie un événement incontournable et prestigieux. C’est une excellente organisation avec de gros moyens, des appuis et des aides bénévoles. C’est bien le secret d’une réussite.
Merci à vous Caroll Blanc et à très bientôt.